2010/04/01

LE DERNIER PRÉSIDENT

À l’heure de la clôture des candidatures, le drame : le Frémok bascule dans le banditisme, l’extrémisme, le nantisémitisme et la narkozie. *DÉMONIAK prend le pouvoir par la force et envoie le monde entier se faire voir par le cul. Plus de développement dès que possible par nos envoyés spécieux.

2010/02/22

NOUS, PAR L’AMOKH SOMMÉ-E-S

nous sommes des poètes,
nous sommes des fêtes.
nous sommes neufs ,
nous sommes dix vins nouveaux.

nous sommes milles pattes,
nous ne sommes pas feu,
nous sommes fous,
nous sommes nous.

nous, somme de connivences,

à l’école de la misère,

par le pouvoir des livres,

pot de terre contre bruit de bottes,
nous ne paierons pas la dette.

nous travaillons actuellement pour l’Europe,
voire pour le monde, canta, canta fontana mia.
nous croyons en la faillite du système.
pas vous?

2010/02/09

À LA VIE, À L’AMOKH #2

2010/01/09

À LA VIE, À L’AMOKH

2009/12/08

FAITES VOS FEUX

ENVERS ET CONTRE-COUPS, AGNEAUX ET MAITRES-LOUP, CAPUCINES CALINES ET OURS MAL-LÉCHANTS, VIERGES FORTES ET LAQUAIS LAQUÉS, … VOUS ÊTES INVITÉ-E-S À VOUS AMUSER À BON ESCIENT PLUTÔT QU’À BONNE CONSCIENCE.

ADHÉREZ AU FRÉMOK, FAITES L’AMOKH, PAS LA GUERRE

LOVE IS ALL THE POWER TO PEOPLE

2009/12/05

J’AI RENDEZ-NOUS AVEC VOUS

« Pourquoi nous cessons de respecter les contrôles judiciaires »

(Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Mathieu et Yildune sont les dix personnes mises en examen dans l’affaire dite « de Tarnac »).

L’arrestation de Christophe, le 27 novembre, marque un palier dans la bouffée délirante d’Etat que l’on nomme pudiquement « affaire de Tarnac ». Sa mise en examen situe le point où une procédure ne se poursuit qu’afin de se sauver elle-même, où l’on inculpe une personne de plus dans le seul espoir de maintenir le reste des inculpations.
En fait de « premier cercle », Christophe appartient surtout au petit nombre de ceux avec qui nous discutons de notre défense. Le contrôle judiciaire qui voudrait, pour l’avenir, lui interdire de nous voir est l’aberration de trop ; c’est une mesure consciente de désorganisation de la défense, aussi. A ce point de torsion de toutes les notions du droit, qui pourrait encore exiger de nous que nous respections ces contrôles judiciaires et cette procédure démente ? A l’absurde nul n’est tenu. Il n’y a pas besoin de se croire au-dessus de la justice pour constater qu’elle est en dessous de tout. Au reste, une société qui se maintient par des moyens si évidemment criminels n’a de procès à intenter à personne.

La liberté sous contrôle judiciaire est le nom d’une sorte d’expérience mystique que chacun peut se figurer. Imaginez que vous ayez le droit de voir qui vous voulez, sauf ceux que vous aimez, que vous puissiez habiter n’importe où, sauf chez vous, que vous puissiez parler librement, au téléphone ou devant des inconnus, mais que tout ce que vous dites puisse être, un jour ou l’autre, retenu contre vous. Imaginez que vous puissiez faire tout ce que vous voulez, sauf ce qui vous tient à coeur. Un couteau sans manche auquel on a retiré la lame ressemble davantage à un couteau que la liberté sous contrôle judiciaire ne ressemble à la liberté.

Vous flânez sur un boulevard avec trois amis ; sous la plume des flics qui vous filochent, cela se dit : « Les quatre objectifs se déplacent en direction de… » Vous retrouvez après des mois de séparation un être qui vous est cher ; dans le jargon judiciaire, cela devient une « concertation frauduleuse ». Vous ne renoncez pas, même dans l’adversité, à ce que toute amitié suppose de fidélité ; c’est évidemment une « association de malfaiteurs ».

La police et sa justice n’ont pas leur pareil pour travestir ce qui tombe sous leur regard. Peut-être ne sont-elles finalement que cette entreprise de rendre monstrueux ce qui, aimable ou détestable, se comprend sans peine.

S’il suffit de ne se reconnaître dans aucune des organisations politiques existantes pour être « autonome », alors il faut bien admettre que nous sommes une majorité d’autonomes dans ce pays. S’il suffit de regarder les directions syndicales comme des traîtres avérés à la classe ouvrière pour être d’ »ultragauche », alors la base de la CGT est présentement composée d’une série de dangereux noyaux d’ultragauchistes.

Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l’avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher. Simplement, nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu’il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste. Nous désertons la sorte de guerre privée dans laquelle la sous-direction antiterroriste voudrait nous engager à force de nous coller aux basques, de « sonoriser » nos appartements, d’épier nos conversations, de fouiller nos poubelles, de retranscrire tout ce que nous avons pu dire à notre famille durant nos parloirs en prison.

S’ils sont fascinés par nous, nous ne sommes pas fascinés par eux – eux que nos enfants appellent désormais, non sans humour, les « voleurs de brosses à dents » parce que, à chaque fois qu’ils déboulent avec leurs 9 mm, ils raflent au passage toutes les brosses à dents pour leurs précieuses expertises ADN. Ils ont besoin de nous pour justifier leur existence et leurs crédits, nous pas. Ils doivent nous constituer, par toutes sortes de surveillances et d’actes de procédure, en groupuscule paranoïaque, nous, nous aspirons à nous dissoudre dans un mouvement de masse, qui, parmi tant d’autres choses, les dissoudra, eux.

Mais ce que nous désertons d’abord, c’est le rôle d’ennemi public, c’est-à-dire, au fond, de victime, que l’on a voulu nous faire jouer. Et, si nous le désertons, c’est pour pouvoir reprendre la lutte. « Il faut substituer au sentiment du gibier traqué l’allant du combattant », disait, dans des circonstances somme toute assez semblables, Georges Guingouin (Résistant communiste).

Partout dans la machine sociale, cela explose à bas bruit, et parfois à si bas bruit que cela prend la forme d’un suicide. Il n’y a pas un secteur de cette machine qui ait été épargné dans les années passées par ce genre d’explosion : agriculture, énergie, transports, école, communications, recherche, université, hôpitaux, psychiatrie. Et chacun de ces craquements ne donne, hélas, rien, sinon un surplus de dépression ou de cynisme vital – choses qui se valent bien, en fin de compte.

Comme le plus grand nombre aujourd’hui, nous sommes déchirés par le paradoxe de la situation : d’un côté, nous ne pouvons pas continuer à vivre comme cela, ni laisser le monde courir à sa perte entre les mains d’une oligarchie d’imbéciles, de l’autre, toute forme de perspective plus désirable que le désastre présent, toute idée de chemin praticable pour échapper à ce désastre se sont dérobées. Et nul ne se révolte sans perspective d’une vie meilleure, hormis quelques âmes sympathiquement désespérées.

L’époque ne manque pas de richesse, c’est plutôt la longueur du souffle qui lui fait défaut. Il nous faut le temps, il nous faut la durée – des menées au long cours. Un des effets principaux de ce qu’on appelle répression, comme du travail salarié d’ailleurs, c’est de nous ôter le temps. Pas seulement en nous ôtant matériellement du temps – le temps passé en prison, le temps passé à chercher à faire sortir ceux qui y sont -, mais aussi et d’abord en imposant sa propre cadence. L’existence de ceux qui font face à la répression, pour eux-mêmes comme pour leur entourage, est perpétuellement obnubilée par des événements immédiats. Tout la ramène au temps court, et à l’actualité. Toute durée se morcelle. Les contrôles judiciaires sont de cette nature, les contrôles judiciaires ont ce genre d’effets. Cela va bien ainsi.

Ce qui nous est arrivé n’était pas centralement destiné à nous neutraliser nous, en tant que groupe, mais bien à impressionner le plus grand nombre ; notamment ceux, nombreux, qui ne parviennent plus à dissimuler tout le mal qu’ils pensent du monde tel qu’il va. On ne nous a pas neutralisés. Mieux, on n’a rien neutralisé du tout en nous utilisant de la sorte.

Et rien ne doit plus nous empêcher de reprendre, et plus largement sans doute, qu’auparavant, notre tâche : réélaborer une perspective capable de nous arracher à l’état d’impuissance collective qui nous frappe tous. Non pas exactement une perspective politique, non pas un programme, mais la possibilité technique, matérielle, d’un chemin praticable vers d’autres rapports au monde, vers d’autres rapports sociaux ; et ce en partant des contraintes existantes, de l’organisation effective de cette société, de ses subjectivités comme de ses infrastructures.

Car c’est seulement à partir d’une connaissance fine des obstacles au bouleversement que nous parviendrons à désencombrer l’horizon. Voilà bien une tâche de longue haleine, et qu’il n’y a pas de sens à mener seuls. Ceci est une invitation.

2009/11/17

SOUS L’ÂME DU LIVRE DE JEUNESSE

2009/10/20

UNE INTERVIEW EXCULSIVE

Dirty la princesse et le président Valéry Braquemart-Séthaing ont fait, en leur temps, de leurs corps des tresses. Les voyants ont été déçus mais les voyeurs fascinés. À l’occasion de la parution de Dirty Diana, l’ex-résident a bien voulu revenir sur son idylle diabolique et répondre à nos questions .

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M. le Résident, Dirty Diana est le récit de deux personnages dont le monde entier, au milieu des années 80, observe les faits et gestes, apparitions comme disparitions : Monkey Johnson et Lady Dirty. Vous avez bien connu la princesse de Cardiff. Que pensez vous de cette publication événement?

C’est un plaisir bien sûr de pouvoir se rincer l’oeil de la face cachée de la Lune, cet obscur objet du désir. Car pour moi, la Diane Chasseresse était, est et restera, la Lune, et son arc, du même bois que celui de Cupidon. De l’astre nocturne, elle avait le charme envouté. Elle était Cybèle. J’ai toujours eu un faible pour la mythologie romaine et les orgies puniques.

Tout de même, la princesse était une femme, avec ce que cela comporte de faiblesse et de sensibilité.
C’est vrai. Une Lady exceptionnelle, une femme courageuse, que son pays n’a pas épargné malgré ses engagements pour des causes vertueuses. Mais vous savez comme moi que la Bonne nouvelle, l’ÉVANGILE de *Démoniak, peut se résumer en une phrase: L’Amour est plus fort que la mort. C’est une longue histoire que nous tire la Nuit des temps et nous expose au firmament.

FRANCE-PRESIDENT/PRINCESS

Précisément, on murmure que vous destiniez à jouer un plus grand rôle dans cet épopée, un rôle de premier plan, à votre mesure.
C’est une nécessité et j’y suis prêt. Que sait le fidèle de la Divine dangeureuse et de son enfance malheureuse? Je vous rappelle que *Démoniak écoule son cri également en revenant sur ces origines. Avant Dirty Diana, il y a la Rose noire du Caire qui paraîtra en janvier 2010, et encore avant, Cursus Amor qui viendra encore après. Je n’ai pas d’inquiétude, mon heure viendra. *Démoniak est points et pieds liés au dossier de la République noire dans lequel, vous le savez, j’ai longtemps trempé ma ligne. Je connais la Françafrique comme ma poche. J’ai donc quelques légitimes prétentions à figurer le Black président.

Sur cet question, ne croyez-vous pas que l’élection de Barakao Bamo change pratiquement la donne?
Barakao Bamo, malgré les sonorités folkoriques de son patronyme, n’est pas un noir. C’est un vulgaire métis comme l’histoire coloniale, au grand dam des sociologues, des psychologues et des historiens, en a produit plus d’un. Malgré le prix des Nobles du pet qui lui a été décerné, et une brève apparition immatérielle dans le cerveau malade de George Push, il n’est pas de taille à me faire de l’Ombre. Et puis, il appartient à la série B, celle qui court vers le futur de *Démoniak vers je ne sais quels nouveaux vices et nouvelles technologies. Cela ne me concerne pas. Je laisse à d’autres l’atlantisme forcené. J’ai mes privilèges pour moi. Je suis un homme du Passé, de la série A originelle et première. Nous avons la chance d’avoir en France un patrimoine littéraire exceptionnel : la Déclaration des droits de l’Homme, les Prospérités du vice, les Infortunes de la vertu, les Lettres de Guy Macqué… Cet héritage unique, ce volcan devenu vieux, bout encore en moi comme une charade inachevée, une réponse de devinette engluée au bout de la langue dans un cunnilingus endiablée. Sans compter que les démons de Bonkasa m’habitent toujours.

Avez-vous des nouvelles de Monkey Jonhson?
L’Orphisme comme la gnose s’épanouit à l’ombre du secret, vous comprendrez donc que je reste discret. Mais néanmoins, *Démoniak étant un projet révélationnaire, je suis autorisé à vous dire que oui, j’ai des nouvelles… Nous sommes en contact permanent. il va bien et reviendra bientôt. Alors, tout le monde saura.

Mr le Résident, les élektions du Frémok auront lieu en janvier. Vous avez pris votre retraite politique, pour vous consacrer à la littérature et aux sports en chambre, mais vous restez cependant un des plus fins observateurs de la politique culturelle nationale et internationale. L’année dernière, Jean-Christophe Long avait mis fin au règne de Thierry Van Hasselt. Que pensez-vous de son premier mandat?
Vous le savez j’ai toujours eu un faible pour l’aristocratie et la vieille soupe. Aktion Mix Comix Commando montre à quel point l’Ex-président Van Hasselt a su, au contact de la jeunesse, rester vert et souple, muscle tendu, gouge au vent. Mais il me faut bien avouer que pour un krypto-communaliste régionaliste, Jean-Christophe Long, est très bon. Le peuple frémokien, qui l’appelle familièrement Jean-Long, semble apprécier sa rusticité énergique et son charme animal. Ses Photomatons sont fabuleux, monstrueux même, diaboliquement enlevés au lino. Il risque bien de doubler la mise. S’il sait tirer le portrait des adhérents les plus actifs et des acteurs économiques les plus influents, sans se couper de ses soutiens populaires et de ses rêves évolutionnaires, il risque bien de mener le Frémok vers de plus belles pages encore.

M. le Résident, je vous remercie.
Je vous en prie. C’est toujours un plaisir de rencontrer des journalistes compétents et passionnés.

Propos recueillis par Alexandre Alien

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disponible chez les libraires qui n’ont pas froid aux yeux

32 pages, 9 euros

retrouvez *DÉMONIAK en ligne chaque semaine sur www.demoniak.wordpress.com

2009/10/11

UN ASTER MONDE

À l’occasion de la parution de Dirty Diana, la quatrième fleur de *Démoniak,  L’Armée de l’Amour Aveugle  lèvre le voile et ouvre le bal. Le Bureau des Changes, des Desseins et des Lectures, première succursale de l’Amokh, vous proposera à titre expérimental ses services dans le cadre des Portes ouvertes des ateliers d’artistes de Montreuil au 119 bis rue de Paris les samedi 17 et dimanche 18 octobre de 14h à 20h. Venez heureux.

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2009/07/21

TRANS POWER?

Travesti, Transexuelle, Escualita

2009/05/18

COMITÉ INDIVISIBLE

JE SUIS TERRORISTE ET J’EXIGE QUE L’ON RESPECTE MES DROITS.  JE SUIS TERRORISTE CAR JE SUIS ILLÉGAL AU VU DES LOIS SCÉLÉRATES DES SCÉLÉRATS. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE J’HABITE LA PLANÈTE TERRE ET QUE JE L’AIME. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE JE LIS DANS LES LIVRES LES PLUS BEAUX DES FRUITS. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE JE SÈME DES IDÉES NON GÉNÉRIQUEMENT MODIFIÉES. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE J’AI CENT PAPIERS ET AUCUN, CENT TERRES ET AUCUNE. JE SUIS TERRORISTE CAR LA DÉMOCRATIE NE DOIT PAS ÊTRE  LA DICTATURE NI D’UNE MINORITÉ NI D’UNE MAJORITÉ MAIS BIEN LE RÈGNE DU DROIT. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE L’OGRE ANTI-TERRORISTE EST L’ARTISAN DE SA PROPRE MORT. JE SUIS TERRORISTE PARCE QUE JE FAIS PARTIE DU COMITÉ INDIVISIBLE DE LA VIE.

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4 arrestations ce matin à Forcalquier, toujours dans le cadre de l’enquête soi-disant antiterroriste « de l’affaire dite de Tarnac » !

2009/05/17

L’AMOUR EST UN TROU

LA VILLE AUSSI

AU MILIEU DU PALAIS

QUAND VIENT LA NUIT

LES CHIENS SONT GRIS

MAIS LE COEUR EST CHAUD